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1/17/2008 Yes!JB is alive and feelling good! http://youshallnotloutre.spaces.live.com/default.aspx
12/4/2006 Un changement radicalVous l'aurez remarqué, ce blog prend un virage a 187°. C'est qu'il change de continent faut dire... Le Sri Lanka donc, que dire; je ne sais pas; donc je vous laisse regarder les photos; et admirer ci dessous mon beau lieu de travail. Enjoy, comme on dit a New York! 4/18/2006 Conakry dans la nuitDiarama!
C’est du peul des collines de l’est, et ça veut dire, figurez vous, bonjour à Mamou.
Mamou c’est au cœur du Fouta Jalon, qui n’est pas un rappeur corrézien mais bien la région montagneuse de Guinée, où naissent les fleuves tumultueux Niger et Bafing, entre autre. C’est donc que je viens de passer un séjour de toute voluptuosité en République de Guinée, oui madame.
Afin en effet de retrouver notre amie Patricia Kaas, je décida abruptement d’emprunter un moyen de locomotion (everybody’s doing a brand new dance now) local fort à propos : le taxi brousse.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de monter à 10 minimum dans une vieille 505, avec veaux, zébus, cochons et divers bagages hétéroclites (on dit homoclite quand ils sont tous pareils ?), et d’avaler les kilomètres bitumés ou pas sans relâche ni permis de conduire.
Pour agrémenter ces moments de confort, des pauses à durée et fréquence variables sont prévues pour :
Ceci est la liste des pauses prévisibles. Mais y en a d’autres plus marrantes.
Le départ : On a du attendre un poil car le chauffeur avait promis la place du fond à une vieille dame, et à une autre, et à une autre et à une autre, or il n’y a que trois places. Sans mentir l’engueulade a bien duré 30 min. dur.
La panne de frein : Au milieu de la région montagneuse, notre charmant chauffeur nous apprend que le bruit de scie sauteuse que l’on a remarqué depuis 30 min signifie la mort de ses freins. Nous voilà partis en roue libre dans les descentes (ne me demandez pas pourquoi), pour redémarrer dans les montées : 50 Km en deux heures, hé oui ! Arrivés à la ville la plus proche, deux heures d’attente pour trouver la pièce à remplacer (une plaquette de freins). Je parle de Zidane avec les garagistes, mais je tiens pas deux heures sur le sujet.
La panne de phares : C’est bien connu et admis pas tous, il ne faut pas rouler de nuit en Afrique. Mais quand vous voulez arriver, et que vous êtes fatigués, bein bon voilà quoi. Mais quand le taxi n’a pas de phare, vous sentez que la mort n’est pas loin. Un Zébu hasardeux et c’est fini. Parce qu’il ne ralentit pas le taxi, et le Zébu non plus.
La pause dans la ville à 150 Km de Conakry : Nous venions de nous arrêter dans une bourgade pour déguster un bon riz sauce, quand 10 min plus tard nous nous arrêtons de nouveau dans un bled dont j’ai oublié le nom. Quand je demande pourquoi on s’arrête (il est minuit et il reste deux heures de route), on me répond qu’on s’arrête toujours dans cette ville. Je respecte les traditions autochtones et ronge le frein.
L’arrivée à Conakry : Le chauffeur m’avait promis de me déposer à l’hôtel de Patricia à notre arrivée. Mais arrivés à 2h00 du matin je sais pas où dans la capitale (après être partis à 8H30), il refuse de bouger et va se coucher. Je décide de partir chercher un taxi mais mes co-taxis m’arrêtent et m’intiment de rester avec eux et d’attendre le petit matin, Conakry étant très dangereuse la nuit. Cool, j’ai donc dormi jusqu’à 6H30 dans le taxi, entre moustiques et ronflements.
Le trafic à la frontière : On s’arrête 5 min avant la frontière, le petit jeune qui voyage dans le coffre descend avec un gros sac. On met 2 heures pour passer la frontière. On roule 5 min. le taxi freine, klaxonne, un autre petit jeune sort de nulle part avec un autre gros sac et monte dans la voiture. Rien compris. De la drogue ? Des armes ? Du Karité ? L’intégrale de Barbara Cartland ?
Le taxi à Bamako : Arrivée à Bamako vers 2h00 aussi. Un gentil taxi m’emmène. Oh, son phare est cassé. Oh il n’a pas d’essence. Aille toutes les stations sont fermées. Une heure pour faire Lafiabougou Quinzambougou !! Vous imaginez !!
Bon ça c’est pour le trajet, et encore je vous en passe.
Sinon j’ai eu la pluie.
Sinon avec Zoé, et non pas Patricia Kaas, vous vous en doutiez, nous visitâmes des îles volcaniques et déguingandées pour un week end sablonneux et doux. De la balle, cf. les photos.
Notez que Zoé est de plus en plus chatoyante, et que je suis rouge.
Pour un petit rappel sur la guinée, suivez le lien :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guin%C3%A9e
Vous comprendrez seulement que Conakry est très vilaine, qu’on a pas le droit d’y prendre de photos, mais qu’on en a pas l’envie, qu’il n’y a pas d’eau ni d’électricité la plupart du temps. C’est aussi très sale ; il s’agit d’une péninsule. Mais la corniche consiste en un tas de merdes entassées tout le long de la côte, avec des gosses qui fouillent dedans et des animaux inconnus, tels la grûle ou le poulichon qui se délectent des restes du capitalisme corrompu du Président sénile. Mon dieu qu’il crève ! Bref une ville triste, mais où les gens n’ont pas l’air en colère. Il parait que une journée de travail d’un fonctionnaire c’est :
Pas gagné quoi… Il n’y aurait pas d’électricité car les responsables vendent le carburant des groupes électrogènes. Une corruption de malade et une incompétence crasse serait les raisons de ce merdier, pour un pays apparemment riche en matières : or, diamants, bauxite surtout. Très triste donc.
Cela dit depuis 15 jours y a un Mac Do à Conakry, et rien que pour ça il faut y aller !!
Et on vous recommande une soirée fort youpi : petit verre à la Fourchette Magique, puis déchaîne ton corps au Timis. Une explosion des sens.
Par contre l’intérieur du pays, et notamment la région du Fouta Jalon, très verte, est emballant. Y a la possibilité de faire des belles randonnées, avec des températures très agréables, dans des forêts variées (des pins, des bambous, trop fou !), voir des cascades, des Bisses et des Simpangés. Les gens sont adorables. A faire !
Voilà sinon je finis mon travail dans un mois à peu près. Je rentre en France mi-juillet inch allah. Mon projet actuel est d’ouvrir une lamaserie à Saint Bonnet le Château.
Portez vous bien ! 3/24/2006 La moule géanteJe ne vais pas faire un fromage de cette soirée fabuleuse que vous voyez ci-après joint, car de fait, un odieux personnage m'a précédé.
J'aurais pu être plus drôle, il a été plus rapide. Je m'incline, respecte, et lui prêterai un slip.
En attendant le Mali, c'est aussi ça:
De nouveau aussi sur ce blog : rien.
Si, le blog de ma soeur et de son ami, qui rit quand on le turpine, le blog. C'est frais, c'est comme le goujon farçi.
Sinon plus tard. 1/23/2006 A quoi bon?A Bamako, on paye les enfants pour tuer les rats, alors que je connais des chats qui tueraient pour payer un rat. Mais les chats, on les coupe coupe ou on les lapide, les chats.
Heureusement le Forum Social Polypocket de Bamako est là, qui dit non à la pauvreté et propose que tout le monde il est beau et que la vie pourrait être autre, (là dessus je suis d'accord regardez World of Warcraft), en disant Zut à la Banque Mondiale, pourtant Zoé est très chouette.
Les policiers se sont fait faire des nouvelles ceintures en chamois retourné pour le concert de Tiken Jah; ils sont prévoyants, eux. Pas comme les chameaux qui sont entrés dans notre maison hier. Ils n'avaient pas de panier pour ramasser les mangues.
C'est pas comme ça qu'on va atteindre les objectifs de Greg le Millionnaire.
En cadeau, des animaux animés. 12/28/2005 Dodo : c'est moche et c'est mort
11/17/2005 Chez Pepette, c'est tartifletteLes soirées entre amis, c'est comme une bonne mayonnaise.
C'est frais et crémeux comme Hervé de Charette, doux comme l'amour et vivifiant comme la houle.
J'en reprendrai bien un petit peu.
A Bamako, on est cela dit beaucoup plus destroy que dans le 17iè... On se marave dans des parties arties fin du monde décapantes dans des usines désinfectées.
Bamako, capitale de l'autre culture? De celle qui vous prend et vous retourner contre le mur en tout cas.
10/31/2005 Sous vos yeux esbaudisVous allez découvrir au fil des jours l'émerveillement que furent mes vacances en France.
Brèves mais courtes, elles ne furent que papillons et ribambelles.
Vous découvrirez entre autre:
Youpilavi on y go go go, en exclu sur Qu'as tu donc dans ton panier! 9/20/2005 Mais qu'as tu donc dans ton panier ?On l'attendait depuis des mois, et bien, voilà c'qui y a dans mon panier :
J'ai craqué.
8/3/2005 Kangaba, Sacré MandingueYoupi la vie, nous décidames sur un coup de truffe de partir en week-end à Kangaba, décrite ainsi sur ce très beau site:
Ce n'est pas une ville. Ce n'est pas un village. C'est l'au-delà.
Au-delà du monde connu, Kangaba a emprisonné l'histoire sous le toit hermétique de sa case sacrée, au fond du puits invisible situé au cœur du buisson sacré, dans la mémoire de ses griots qui, de génération en génération, se transmettent depuis un millénaire le secret des origines et de l'épopée du peuple mandenka. Pour résumer ce week-end:
- ça fait un bien fou de sortir de Bamako
- la merco elle aime pas bien les routes mandingues
- les maliens sont énormément gentils pour les toubabous débiles qui crèvent ou s'embourbent sous la pluie dans la nuit. chapeau.
- la case sacrée ne nous a pas livré ses secrets, mais on se sent moins cons depuis qu'on l'a vue. quoique.
- les danses traditionnelles c'est chouette comme tout. Le plus sympa est que les hommes qui portent des masques font réellement peur aux gens, enfants comme parents. C'est rigolo de voir tous les gamins s'enfuire en criant quand le masque d'un diable arrive.
- le coupé décalé de Kangaba il est trop mystique. trop.
- on a dormi dans la salle de réunion du Conseil de cercle de Kangaba, les hotels c'était cher. Notre hôte, Kanté, le gardien jardinier du Conseil, s'est mis en 32 pour nous. Il a servi des gens, blancs ou noirs, toute sa vie. C'était parfois incroyable de voir à quel point il était prévenant. Au réveil le petit matin c'est brutal. Mais son couscous de mil froid nous a réchauffé le coeur, et dans notre âme il brûle encore, ou dans notre estomac?
- Les fleurs sont très belles au Conseil de cercle de Kangaba.
Bref j'ai encore les bras engourdis des remous en voiture, vue la route de m... Et mon garagiste se frotte les mains.
Pour mieux comprendre mes allégations, cf les photos sises ci-côté.
7/18/2005 oh oui oh là là alors, non, pas là.
Afrique mon Afrique, je pleure ton amertume, chante le poète.
Il devrait arrêter la Castel, le poète.
Bon tout va toujours doni doni sous le soleil Bamakois, qui tape tape tape, c’est sa façon d’aimer.
Mais le ciel de la saison des pluies est de plus en plus goulayant, comme vous pouvez le voir.
Un an passé à Bamako, et je n'ai toujours pas trouvé ma zébute, je n'ai mangé que deux fois du Tô et je n'ai pas tué de griotte...
Par contre je sais maintenant jouer du Balafon sans les mains et faroter sans les marques.
Afrique, je chante ta gouillardise.
Afrique.
7/11/2005 Qu'est ce qu'une Coquecigrue?Le dictionnaire multifonction de TV5 n'en sait que pouick.
Ma boulangère s'en bat la tartelette.
Mais heureusement, l'Académie Française, en sait, elle des choses, et nous dit :
COQUECIGRUE n. f. XVIe siècle, coques cigrues, et coquesigrue au XVIIe siècle. Origine obscure.
Litt. Conte en l'air, faribole, chimère. Il vient nous conter des coquecigrues.
Allez, je cesse donc céans toutes ces coquecigrues. 7/6/2005 Des bisous des calins j'en veux tous les joursBONOBOS FOREVER!!!!
La société bonobo est régie principalement par des principes de paix et d’égalité entre mâles et femelles. Les mères, plus particulièrement, jouent un rôle important. Les femelles entretiennent des liens très forts entre elles. Les mâles ne se battent pas jusqu’à la mort et ils ne tuent pas les enfants. Les relations intercommunautaires sont plutôt détendues. Bien que des conflits parfois âpres puissent exister, ils savent les gérer. Une des clefs de cette gestion non violente des conflits est le sexe. Les bonobos s’adonnent à toutes sortes de contacts affectifs. La fréquence des rapports sexuels est supérieure à celle de tous les primates. Pourtant, la femelle met un enfant au monde environ tous les cinq ans, comme les chimpanzés. Chez eux, le sexe est, entre autres, une alternative à l’agressivité.
Un des plus extraordinaires secrets de réussite de la culture bonobo réside dans la capacité à être en empathie avec l’autre. La sensibilité à l’autre peut être bel et bien un critère d’intelligence, au même titre que l’emploi d’outils. Cette grande capacité à se mettre à la place de l’autre a été observée dans maintes situations. Au zoo de Milwaukee, Lody, un mâle dominant, prête assistance à Kidogo, un autre mâle affaibli par des problèmes cardiaques. Il lui entoure les épaules pour le protéger. Il lui donne la main. Au centre de recherche sur le langage d’Atlanta, Kanzi vole au secours de sa sœur cadette en difficulté pour répondre à certaines questions de la chercheuse Sue Savage. Au zoo de Twycross (Angleterre), après avoir capturé un étourneau alors pétrifié de peur, Kuni l’aide à s’envoler en lui dépliant délicatement les ailes. D’après Sue Savage, les bonobos sont sensibles à ce que l’autre ressent et pense, et à ce qui le conduit à penser ainsi. Ils savent écouter et regarder avec le cœur.
Si, comme les bonobos, nous regardons l’autre avec les yeux du cœur, aussi différent soit-il, nous pouvons nous enrichir de son monde, sans le détruire. En s'arrogeant des droits fondamentaux et en les niants aux non-humains, l'homme s'est aussi donné le droit à l'irresponsabilité meurtrière. La planète bonobo pourrait bien engager la planète humanité à "tourner plus rond" en passant d'une culture de l'agressivité à une culture de la paix dans sa relation à l'autre, qu'il ait ou non visage humain. C'est une nouvelle façon de marcher sur notre planète que nous devons inventer ou réinventer. Une marche qui accompagne la terre à harmoniser des milliers de mondes différents, plutôt qu'à les séparer par des murs arbitarires et destructeurs. Plusieurs millions d'années après les bonobos, le principe de non-violence est toujours, et plus que jamais, une question de survie.
Marité Moralès
Extrait de OneVoice-ear.org 6/22/2005 Ségou en juin, avec Nico et JeanMe voilà de nouveau à Ségou, pour un piti week-end, parce que Bamako j'en ai ma claque. En gros: On s'est fait arrêté trois fois par les flics en trois jours (j'avais pas ma visite technique) Ma Mercedes tient la route La pinasse c'est de la bombasse Les zébus, reconnaissez qu'ils sont beaux, fiers et ombrageux. Je crois qu'ils étaient corses ceux-là. Un d'entre eux s'appelait Ange Bastianiti... Les poteries à Ségou, c'est comme les myrtilles sur le Pilat, ça foisonne. Et un week-end en dehors de Bamako, c'est pile poil pour attaquer la semaine heureux, mais épuisé.
ayi disent les français? les maliens disent awo!Bonjour à tous les lapins,
Ça fait beaucoup trop longtemps que je n’ai pas donné signe de vie, mais vous pouvez être rassurés, je suis en vie. Sinon je ne pourrais pas écrire ce mail. Sauf si les fantômes savent écrire des mails. Mais alors il faudrait que je me souvienne de mon mot de passe une fois mort. Et vivant, je n’ai pas de mémoire, alors mort ! Donc je suis vivant. Et puis je n’ai même pas de boulet accroché par une chaîne à ma cheville alors… Et je ne fais pas ouh ouh ouh tout le temps…bon.
Tout va bien ici, la nature est en fête avec le retour des pluies salvatrices qui inondent la terre d’Afrique des oligos éléments et sels minéraux essentiels à son organisme. Du coup, elle a une peau saine, la terre d’Afrique. Le résultat direct de ce bouleversement climatique n’est pas qu’il fait moins chaud, même si un peu quand même, mais qu’il fait plus mouillé. Chaud et mouillé, comme dans un sèche linge. Mais la nuit on dort, ce qui n’est pas un mince progrès. Bref, ça va mieux.
Les stiquemous sont revenus, en forme, plein de palu à distribuer. C’est généreux un moustique. Les zébus se cachent sous les toiles cirées du CICR, l’air hébétés. Qu’y a-t-il de pire pour un Zébu que la pluie et les moustiques ? D’ailleurs vous saviez que les caribous, pendant la saison des moustiques, se mettent en troupeau et courent toute la journée, pour éviter les piqûres. C’est pour ça qu’un Caribou éclate un Zébu au 100 m nage libre. Oui oui.
Quoi de neuf depuis mon retour de France ? Notre nouvelle maison devient de plus en plus une maison, c'est-à-dire qu’on l’aménage avec tout notre amour et notre bon goût (vous me connaissez). Je n’ai pas encore acheté de ficus, ça ne saurait tarder. On a des rats, des chats et des orangs-outans, des vilains reptiles et des gentils moutons blancs. Bon on a aussi des margouillats et des geckos, qui se sont fait un festin de termites l’ot jour. Dieu que la nature est belle. Ah, et notre premier cafard l’autre jour.
Sinon on s’arrache les cheveux avec notre femme de ménage, mais c’est un peu le quotidien ici. C’est un conflit permanent entre les proprios et leur personnel de maison ici. Je passe pour un sale expat là ? En même temps c’est vrai. On a les moyens, donc on a des employés (gardiens, bonnes…), et les gens ne trouveraient pas ça normal de ne pas en avoir. On crée de l’emploi quoi. Mais ils ne sont en général pas professionnels, ce qui n’est pas très grave, mais peut énerver très fort au bout d’un moment. Et du coup on se plaint de notre personnel… Le retour en France va être bizarre !! Bon ça ne m’empêche pas de faire la vaisselle ou le repassage de temps en temps. Car la bonne oublie une fois sur deux de le faire… Bref ça doit être dur d’être une femme d’expat !!!
J’ai également une nouvelle voiture. C’est incroyable, ma première caisse, c’est une Mercedes 190. La classe. Oh oui, la classe. Les Zébus me respectent maintenant. En Mercedes, à Bamako, on est le dieu du bitume, le Pelé de la chaussée. Je me sens fort, différent. La limite, c’est que une voiture sur deux, à Bamako, c’est une Mercedes 190. On est donc 50 000 glands à se croire le dieu du bitume, le Pelé de la chaussée. C’est pas gagné…
Sinon les Maliens sont beaucoup plus européens que nous tous. En effet, si les français disent Non à l’Europe, les Maliens disent oui aux subventions européennes. Eux ils ont tout compris. Je vais me faire naturaliser Malien. Et me faire Musulman. Comme ça je pourrais me marier 4 fois, avoir 50 gosses et ne pas m’en occuper, manger du Tô et être fier de mon pays.
L’actualité culturelle à Bamako, c’est bien sûr le dernier Star Wars (une bouse intergalactique quand même, comment ils ont osé ?), un spectacle de marionnettes immobiles indiennes, un festival de balafon à Sikasso qu’en fait on a appris la veille qu’il aurait pas lieu parce que ils s’y sont pris trop tard pour l’organisation (un mois avant) mais qui aura lieu bientôt Inch Allah on vous tient au courant, et bientôt la fête de la Zik.
L’activité sportive de Bamako, c’est le rallye de la saison des pluies, qui dure trois mois, de flaque en flaque, le lynchage du coq des voisins, et de l’imam des voisins, et le championnat du monde de curling dans la patinoire olympique de Daoudabougou.
Côté boulôt c’est toujours chouette, très occupé je suis. Le Laboratoire ouvert nous avons, peu de succès pour le moment on constate, mais normal c’est. Du jour au lendemain pas marcher vite et bien ce ne peut. Cette semaine notre première Formation nous organisons, la gestion des ARV par les pharmaciens hospitaliers c’est sur. Enfin des activités nous avons, et même si peu pour le moment ça rapporte, venir ça va. Que Allah soit avec nous !
Juste vous devriez aller faire un tour sur ce site :
http://www.sogoniko.ouvaton.org/
Il est tenu par un de mes collocs, donc quand il parle de sa maison, c’est aussi de la mienne…
Voilà je vous embrasse tous fort, pense bien à vous et surtout vous attend dans ce beau pays. C’est la dernière fois que je le dis, mais il faut venir. On peut même manger des hamburgers au Broadway Café !
GEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEECKO ! |
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